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Après un mois de juillet classique, l'activité du secours a connu un regain d'intensité en cette entame d'août. En Haute-Savoie, sept personnes ont trouvé la mort en une semaine. Quatre de ces victimes sont à déplorer dans une pratique aux frontières de la randonnée et de l'alpinisme. Que ce soit à la Dent d'Oche, au grand mont Ruam, dans le massif du Mont-Blanc pour ce Parisien porté disparu ou encore le corps sans vie de cet homme retrouvé en terrain scabreux le 2 août, dans le secteur de la gare des Glaciers, sur un résidu de névé truffé d'impact de chutes de pierres, le contexte est le même : on n'est pas encore tout à fait dans l'escalade mais plus du tout dans le registre de la balade sur sentier. Faisant la synthèse de ces sept jours, le commandant Lavergne, patron du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Haute-Savoie, met en garde : «La plupart de ces personnes se sont aventurées sans mesurer la bascule entre la pratique de la randonnée et le moment où on titille l'alpinisme.» Bref, de la randonnée alpine en terrain aérien où il faut se servir de ses mains et où la chute peut-être fatale. «Les gens n'ont pas le matériel adapté et ne connaissent pas la haute montagne.» Mardi, on est passé près de la catastrophe dans le secteur du Buet. Une famille de quatre personnes s'est hasardée dans le secteur délité de l'arête des cristaux. «Si on n'intervient pas, l'épilogue aurait pu être funeste», constate le commandant Lavergne.
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