Suite à la réunion du Groupe National Ours à la Préfecture de région, une dépêche de l’AFP et un article dans un grand quotidien régional ont mis le feu aux poudres chez les éleveurs. Selon l’ADDIP, coordination pyrénéenne des opposants aux introductions d’ours, le préfet aurait « menti » ou « fait de la désinformation ».
Alors que le Préfet estime que le dialogue fut serein autour d’une même table, pour l’ADDIP il n’y a pas eu dialogue. Selon son communiqué « les acteurs représentatifs du territoire pyrénéen ont refusé légitimement de collaborer au GNO, outil de sa mise en œuvre : d’abord les éleveurs, institutions pastorales, associations départementales, les 6 chambres d’agriculture du massif, puis les 3 conseils régionaux, 6 conseils généraux, l’Association Nationale des Elus de la Montagne, et désormais les fédérations de chasse … »
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Bruno Besche-Commenge de l’ASPAP / ADDIP, précise : « l'actuel Préfet de région comme semblent l'indiquer les propos rapportés entre guillemets, celui-ci alors se situerait dans la ligne de son prédécesseur lors des importations d'ours de 2006 ; ce dernier n'avait pas hésité à couvrir de sa signature ce qu'il faut appeler des faux et des mensonges ». Et il donne des précisions en citant clairement les cas et les références avec « publication d'un tableau " scientifique " bidouillé dans le document soumis à la soi-disant " concertation ", masquage volontaire de certains problèmes sanitaires posés par ces importations » et « affirmation que les ours n'étaient plus nourris avec des carcasses de bétail en Slovénie alors qu'au même moment le propre responsable slovène de la faune écrivait dans un rapport public : " stations de nourrissage avec de la viande, ou avec du maïs " ».
En parlant de l’association ADET-Pays de l’ours il rappelle que « son échec de plus en plus évident devait quand même amener un jour l'Etat à s'interroger sur la façon dont il dilapide à fond perdu des subventions qui, en période de crise plus encore, devraient être distribuées avec prudence et obligation de résultat. ».
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Y a-t-il eu mensonge de la part du Préfet de région Dominique Bur ? Ou bien présentation erronée, enjolivée, idéalisée d'une situation qui n'existe pas, n'a jamais existé et n'existera probablement jamais ?
Pour l'avenir, il n'y a pas d'autres solutions que de retirer les ours importés et leurs descendances des territoires pyrénéens. Comment ? En faire quoi ? Selon les responsables de l'ADDIP, c'est à l'Etat de prendre ses responsabilités, pas aux pyrénéens. D'où leur refus de siéger au GNO pour gérer une situation qui leur a été imposée.
Ce sont deux grandes idées de l'écologie qui s'affrontent. L'une tournée vers le sauvage et l'autre qui veut protéger un patrimoine naturel autour et avec l'homme. Sauvage et homme n'ont jamais pu cohabiter sauf par contrainte naturelle ou politique. C'est un fait historique. Aujourd'hui, personne ne veut accepter cette contrainte naturelle avec tous ses risques. Il faut donc en tirer les conséquences. Il revient sans doute à l'Etat de réparer ses erreurs. Dans le cas contraire, pourquoi persister dans l'erreur ?
Le problème du Préfet de région est peut-être son incapacité de choisir et dire la vérité à tous les acteurs de l'écologie.
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