Entré dans la cour himalayenne en 1979, Krzysztof Wielicki mettra 16 ans à boucler son challenge, de 1980 à 1996. Si ses exploits égalent autant par leur conception ceux de Messner que par leur audace ceux de Kukuczka, lui est cependant parvenu à échapper au ballet médiatique de la compétition qui s'est acharnée sur les trois premiers lauréats du challenge, car comme il l'affirme simplement en introduction : « Pour conclure la conquête de ces géants de la terre, je n'ai rivalisé avec personne et je n'ai pas suivi le chemin de ceux qui me précédaient. J'ai conquis la Couronne exclusivement pour moi-même, pour confirmer mes capacités, pour étancher ma soif d'émotions et ma volonté de m'imposer, avec le désir de retrouver ma liberté dans les choix de mes objectifs d'alpiniste ». Sans doute est-ce cela qui aura entraîné sa moindre reconnaissance auprès du grand public ? La seule fois que son nom ait vraiment été médiatisé en France remonte à son accroc en 2004 avec Jean Christophe Lafaille, concernant la première hivernale contestée de ce dernier en face sud-ouest du Shishapangma (NDLR : contestée uniquement pour des raisons de calendrier).
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