Entretien avec Pierre DOLLO
Président du Comité Sportif Ski de Montagne de la FFME
Membre du Comité Directeur de la FFME
A la veille de la saison d'hiver, Kairn.com a voulu en savoir plus sur le Président du Comité Sportif Ski de Montagne de la FFME. Qui est-il ? D'où vient-il ? Que fait-il ? Un dirigeant politique ou un pratiquant ? Quelle est sa politique ? Que cherche-t-il ?
L'évolution des brevets d'état, la formation, la réglementation, les interdictions, etc... Autant de questions auxquels il nous a répondu en nous donnant, parfois, son sentiment personnel sur certains points, au-delà de la position officielle de la FFME.

Pierre DOLLO, quelles sont vos origines, il semble que ce nom n'est pas celui du terroir pyrénéen ?
Effectivement, je suis originaire des bords de la Loire, plus précisément de la région de Blois [1]. L'histoire familiale a voulu que j'arrive dans les Pyrénées à mon adolescence, après un passage dans le Poitou.
Vous avez découvert la falaise en Poitou ou bien vous avez attendu d'être dans les Pyrénées pour découvrir la montagne ?
J'oserai dire que c'est ni l'un ni l'autre. Mes parents nous emmenaient chaque année en vacances dans les Pyrénées sur le plateau de Cerdagne. C'est là que j'ai fait mes premières ascensions. Dès l'âge de 11 ans j'avais gravi le Carlit, le Cambred'Aze, le Roc Blanc, le Péric. J'ai mis une corde pour la première fois sur la traversée des crêtes de la Malaza par le " violoncelle " derrière mon frère. Je ne devais pas avoir plus de 13 ans et lui 17ans. Je pense que c'est la seule fois que nous avons utilisé une corde de chanvre prêtée par Pierre ROULE, à l'époque au CAF de Perpignan et bien connu pour s'être occupé de la revue La Montagne et Alpinisme mais aussi de randonnée avec les premiers stages d'initiateur.
Ensuite, se fut Poitiers, où le CAF de Tours [2] nous emmenait sur la falaise de Beauvoir. Et puis, ce fut au CAF de Lourdes où j'ai vraiment pris conscience que je pouvais me mettre à l'alpinisme.
[1] Pierre Dollo est né en 1952 à Onzain dans le Loir et Cher
[2] En 1966 –1967 il n’y avait pas de section CAF à Poitiers et un club venait juste de se constituer : l'APDA

Et après, vous vous êtes mis au ski de montagne ?
Non, pas du tout, le ski de montagne ne me tentait pas. Je m'étais gavé de littérature montagnarde, des récits de Terray, Lachenal, et autres Pyrénéistes comme Schrader, alors je voulais faire comme eux…
A 15 ans j'arrivais à Lourdes. J'ai gravi la plus part des sommets des Hautes Pyrénées par des voies d'escalades, de tout niveau. Mais si on se remet dans le contexte de l'époque et compte tenu de mon jeune âge, de mon manque total d'expérience c'était un peu téméraire, dangereux même, mais c'était … l'aventure. Mon obsession était de rentrer le soir à l'heure prévue pour ne pas donner de soucis à mes parents et pouvoir repartir le WE suivant. C'était une période plus difficile que de nos jours, peu de gens se proposaient pour emmener des gamins comme nous. Pour payer le matériel de montagne je faisais des portages dans les refuges, la Brèche, du temps de José PEREZ, Larribet, La Glère toujours avec Joseph PEREZ un peu plus tard. C'était une période grisante.

On dit que vous avez fait quelques " premières " dans les Pyrénées ?
Il faut rester modeste sur le terme de " première ". Je pense avoir décrit de nouveaux itinéraires sur les diverses parois des versants Nord et Ouest du Néouvielle, en été comme en hiver, avec des compagnons différents. Certains de ces itinéraires étaient dignes d'intérêt, d'autres un peu moins. On peut retenir surtout que, travaillant au refuge de la Glère, j'avais ces faces devant le nez, un grimpeur se devait d'aller voir cela de plus près. Plus tard, de meilleurs grimpeurs ont ouvert des itinéraires plus engagés comme ce qu'a fait Daniel LANNE.
Oui mais le ski dans tout cela ?
J'ai commencé tard, vers 17 ans. J'ai appris pratiquement seul. Un hiver, mon frère m'a appris à faire le chasse neige et puis après j'ai rejoins le petit groupe de " skieur de rando. " comme on disait à l'époque, animé par notre amis Dédé LABORDE du CAF de Lourdes. C'est en montagne, loin des remontées mécaniques, que je me suis perfectionné. Je m'étais fabriqué mes premières fixations de rando.. Ensuite j'ai pu me procurer les Silvretta etc.
Ensuite vous avez quittez le CAF de Lourdes ?
Ma vie professionnelle m'a amené sur Tarbes, J'ai pris la carte du CAF à Tarbes. Je me suis engagé sur la formation à ce moment là, en abandonnant un peu l'alpinisme. Mes obligations professionnelles ne me donnaient qu'un WE sur 5 à l'époque. J'avais peu l'occasion de trouver un compagnon libre en semaine. J'ai pratiqué un peu en solo. Mais cela ne me satisfaisait pas pleinement. La prise de risque, le danger subjectif, et puis rapidement un engagement familial m'ont fait abandonner cette solution.

Donc à partir de ce moment là vous vous lancez dans la formation. Quelles ont été vos priorités ?
J'ai été rapidement fasciné par la neige, les avalanches, les dangers des deux. J'ai enchaîné les stages de Chef de Course en 1974, puis de Chef de Caravane qui se faisait encore à l'ENSA à cette époque. Rapidement j'ai mis en place des stages de Neige et Avalanche, avec la participation de François VALLA du CEMAGREF, de Philippe TRAYNARD, de l'ANENA, etc. Ces stages étaient enrichissants pour tous. Je devais limiter les inscriptions à 25, c'était la preuve que la qualité attirait du monde, … J'ai été plutôt critiqué sur l'organisation des " stage de luxe… " mais on ne fait rien sans rien.
A partir de ce moment là vous êtes devenu un " Dirigeant " de la Fédération Française de Montagne et de l'Escalade ? Vous avez laissé le CAF.
Oui, j'ai pris en charge le Comité Départemental de la FFM / FFME fin 1986 au moment de la mise en harmonie des statuts à la suite de loi de 1984 et de la " fusion " FFM / FFE pour faire la FFME en janvier 1987 quelques mois avant mon départ en expédition au Makalu II dans l'Himalaya du Népal
Je me suis alors engagé essentiellement sur la formation toutes disciplines confondues, l'escalade, l'alpinisme, le ski alpinisme (à l'époque), la randonnée… Ca marchait bien, nous avons eu jusqu'à deux secrétaires. Six professionnels travaillaient pour le CD 65 FFME, j'étais assez fier.
Nous avons fait en 1991 le premier Championnat régional Midi Pyrénées d'escalade avec José VINAMBRES sur le site de Suberpéne entièrement équipé pour l'occasion.

Ensuite nous avons innové avec toute l'équipe de bénévoles en mettant en place la première compétition d'escalade jeunes du département : le " Top des P'tits Grimpeurs ". Ce fut rapidement un succès, …un bon choix…
Après il y a eu les Jeux Pyrénéens de l'aventure avec un "Master" organisé par le CD 65 de la FFME, la FEDME, la FAM, en Espagne sur la Plaza Major d'Ainsa. Une vraie première de voir des français participer à l'organisation d'une compétition en Espagne. Cet engagement nous a permis de récupérer la structure artificielle pour Tarbes et de poursuivre par des projets en cours actuellement.
Au niveau du ski de montagne de compétition, c'est la station de Gavarnie / Gèdre et particulièrement Guy CATTAI qui nous a demandé de prendre en charge le Derby 3000 Gavarnie. L'énorme engagement de Franck RICARD Bertrand THENOZ et de Didier NOGUE a été décisif sur ce projet . C'est ce qui a fait le DERBY 3000 que l'on connaît maintenant, 1999 Championnat de France, 2001 coupe d'Europe, 2004 Grand Open International, 2005 Coupe du Monde, 2006 Championnat de France...
Cette compétition a été un facteur de développement du ski de montagne inattendu sur toute la chaîne. Nous avions 3 courses sur les Pyrénées, nous en sommes à 9 et 7 promotionnelles. Nous avons pu créer la Coupe des Pyrénées avec André SACOME et plus tard l'Equipe Jeunes de Ski de Montagne avec Patrick CAMPAYS.
Pour ce qui est de " laisser " le CAF, non. Le CAF de Tarbes n'avait pas à ce moment là, de section ski alpin pour les jeunes. Je me suis alors engagé au Club Amitié et Nature Tarbes (ANT). C'est un des plus vieux clubs de Tarbes. ANT était plutôt orienté vers le ski alpin pour enfants et il fallait bien que toute la famille fasse du ski…, alors, j'ai mené un temps les deux clubs en parallèle.
A un moment, il a fallut choisir entre les deux. J'ai choisi ANT en y ajoutant d'autres activités pour fonctionner toute l'année.
Au passage, un grand merci à tous les bénévoles et professionnels qui ont bien voulu me suivre dans ces aventures. Je pense qu'ils peuvent être fier de ces réussites.

Et votre engagement au Comité Sportif Ski de Montagne à la FFME ?
Parallèlement à tout cela, il y avait déjà un moment que j'étais au CSSM/CSSA. Je m'étais engagé sur la formation pendant un temps. Mais dès que je me suis aperçu que je n'avais plus le temps de m'entraîner régulièrement j'ai choisi de m'occuper de compétition. Tout ou presque était à faire. Créer, c'est une expérience inattendue de nos jours. Avec la DTN et le Comité, nous avons revu tous les règlements, créer les formations d'arbitre, de traceur, les documents qui vont avec, etc. Un super enthousiasme, une équipe sympa, des hauts et des bas mais le bilan est plus que satisfaisant. L'histoire, le travail, la force de proposition et les derniers évènements en sont la preuve… il faut continuer sur cette voie.
Vous faites sans doute allusion à la Délégation Ministérielle, quel a été votre rôle dans cette affaire ?
Mon rôle a été simple : continuer à travailler pour le sport et les coureurs. Pendant que d'autres mélangeaient politique et sport, l'équipe du CSSM travaillait pour le sport, à savoir, être le meilleur quand on nous le demande et savoir perdre quand on a pas le choix. C'est valable pour les sportifs comme pour les dirigeants, non ?

Vous êtes aussi Vice-Président de l'ISMC (UIAA - International Ski Mountaineering Competition), le cumul des mandats, des fonctions etc., comment faites-vous pour concilier l'ensemble ? Où en est l'olympisme ?
C'est difficile, mais on y arrive. L'équipe de direction de l'ISMC est très efficace et c'est agréable de travailler avec elle. Les difficultés sont d'un autre ordre qu'en France, mais je n'y vois pas de contradiction. Plutôt un complément de l'activité.
Pour rassurer les éléments les plus critiques à cet égard, mon mandat est certainement le dernier à l'ISMC, il y des places à prendre pour ceux qui veulent travailler…
En ce qui concerne l'olympisme, nous avons une équipe qui travaille sur le sujet. C'est difficile, mais, même si ce n'est pas une priorité de l'ISMC, nous pensons qu'il est de notre devoir d'essayer d'y accéder. Pour Turin c'est trop tard, mais je peu faire remarquer que nos amis italiens qui organisent les Championnats du Monde de Cuneo de ski de montagne ont réussi le tour de force de caler les épreuves entre les Jeux Olympiques de Turin et les Jeux Para olympiques. Une prouesse financière et politique qui nous fait espérer une visite des officiels des J.O. sur nos Championnats et sur les sites de courses.
En France comme à l'étranger, nous voyons fleurir de plus en plus de contraintes et d'interdictions aux pratiquants de ski de montagne et de raquette à neige pour accéder à la haute montagne ou plus exactement au terrain d'aventure non sécurisé : traversée des stations de ski, parkings interdits la nuit, bivouac interdits ou réglementé inadaptés à la pratique, etc. Quelles actions ou réactions envisagez-vous face à ce phénomène ?
En premier lieu, la FFME et plus particulièrement le CSSM, n'ont pas vocation ni la prétention à être le " gendarme " de la montagne. Il y a suffisamment d'associations pour le faire et cela concerne aussi la protection de l'environnement. La loi encadre certaines données, nous ne sommes pas là pour protester. Dire non à quelque chose, ne se justifie que si nous avons autre chose à proposer….
Nous restons vigilants sur le sujet, il n'y a pas encore péril en la demeure même si nous pouvons le craindre. C'est une affaire sérieuse que nous suivons de prêt avec intérêt.

En dehors de l'aspect environnemental il y a quand même des éléments perturbateurs en terme d'accès aux sites de pratiques tel que des interdictions de traverser une station avec remontées mécaniques interdites, des stations payantes (cas du plateau de Beille dans en Ariège - Pyrénées), des parkings payants, etc…. sans parler de la problématique liée à l'entraînement des compétiteurs sur les pistes de ski. Comment la FFME aborde ce problème grave pour le développement de la pratique de loisir dans ces disciplines que ce soit la raquette ou le ski de montagne puisque le problème est le même ?
Les Parkings payants. Il s'agit bien entendu d'une dérive urbaine de notre société. Mais chaque parking a sa particularité, en fonction de son propriétaire, des financeurs de projet, des obligations de stratégie de flux de véhicules, du tourisme, du parc national local, du parc régional, des recettes de petites communes de montagne, etc. Chaque site est un site différent et doit faire l'objet de conventions locales. C'est le rôle des CD et CR FFME avec l'ensemble des acteurs locaux.
L'entraînement des coureurs. Sujet brûlant… Oui c'est plus commode de s'entraîner sur les pistes, utile oui, indispensable, je ne prendrais pas position, je ne suis pas un spécialiste de l'entraînement.
Certaines stations acceptent des accords conventionnés dès lors qu'il s'agit " d'équipes constituées ", en respectant les secteurs, les créneaux horaires qui leurs sont attribués etc. Il faudrait éviter de confondre liberté et anarchie.
Les responsables au sens large, des stations et plus particulièrement des pistes sont actuellement demandeurs d'activités, surtout de " montées sèches ", de " relais ", d'épreuves dans les stations, de jour, comme de nuit, c'est une évolution non négligeable. Ceci est du au rapprochement des épreuves de ski de montagne et de la nécessité des responsables de stations de sports d'hiver de devenir des stations de montagne avant tout.
La traversée des pistes. Je ferai la même remarque que précédemment, il s'agit souvent de sécurité et de responsabilité, mais pas de mauvais esprit. Il est vrai que certains pays européens acceptent la traversée et la remontée des pistes damées, mais es-ce vraiment intéressant pour le skieur de montagne, es-ce vraiment son moyen d'expression, surtout en loisir… ? N'y a t'il pas un autre chemin que les pistes ?

Il vous est souvent reproché de vous occuper plus de la compétition que du loisir. Qu'avez-vous à répondre à cela ? Et quels projets avez-vous en matière de pratique de loisir ?
Lorsqu'on parle de loisir, on parle surtout formation. N'oublions pas que notre activité est une activité dans laquelle les dangers subjectifs ont une grande part. Nous mettons actuellement sur l'ensemble des activités de la FFME des passeports pour le suivit individuel des pratiquants. Cet outil est indispensable pour la promotion du sport et de la sécurité dans les clubs. Je fais confiance aux clubs pour utiliser et user de cet outil pour le développement du loisir en sécurité. Je pense que nous pourrons sortir le Passeport ski de montagne au printemps prochain.
En terme de loisir, les actions pour les jeunes sont déterminantes pour l'avenir. Actuellement des actions de qualité sont menées par différents acteurs, fondations diverses, UNSS, etc. Elles sont en marche et nous les accompagnons dès qu'on nous le demande. En terme de sécurité, je me dois de saluer et remercier les services de l'Etat qui nous accompagnent dans ce développement.
La " société " en général a tendance à aseptiser les pratiques de loisir par des aménagements, un encadrement suivi de tout un arsenal réglementaire. Le ski de montagne se pratique dans un milieu naturel spécifique où le danger est permanent (dangers objectifs et subjectifs) sans qu'il puisse être possible d'imaginer des aménagements et où l'arsenal réglementaire est bien faible face aux caprices de la nature. Comment envisagez-vous de concilier les attentes sécuritaires de la " société " (problématique de l'accidentologie traitée comme on le sait par les grands médias généralistes), les attentes réglementaires souvent demandées par des fonctionnaires pour classifier et rentrer dans un " moule " ou un " cadre " et la spécificité de la pratique qui se veut libre et sans contrainte autre que celle de la nature ?
Il ne faut pas croire que nous sommes assaillis de demande de règlements. Nous avons édité, il y a quelques temps déjà les " Règles de sécurité " pour la pratique du ski de montagne. De même nous avons édité à l'usage des associations, les " Normes d'encadrement ". Ce sont à ce jour les seuls textes que nous encourageons à suivre.

Il est question de la mise en place de nouveaux diplômes sportifs ou une évolution de ceux qui existent actuellement en matière de montagne. Alors que la FFME s'est prononcée pour la création d'un BE canyon, quelle est la position du CSSM et celle de la FFME pour la création éventuelle d'un BE ski de montagne ?
Je ne pourrai répondre à cette question qu'à titre personnel. Il n'y a pas eu de délibération sur ce sujet tant au CSSM qu'au CD de la FFME. Ce que je peux dire, c'est que ce sont certainement les diplômes européens qui feront émerger une nouvelle donne sur le schéma actuel des diplômes en France et le protectionnisme que cela représente. Je pense qu'il est indispensable que la FFME soit présente sur ce sujet au bon moment. Je fais confiance aux gens en charge de ces dossiers pour aller dans le bon sens au bon moment.
Cela dit, si un diplôme européen de ski de montagne existait, il serait le bien venu pour tous nos compétiteurs qui se sont investis dans la discipline et qui pourraient s'engager à l'issue de leur carrière sportive sur une carrière professionnelle qui collerait particulièrement à leur parcours.
En vous écoutant, vous donnez l'impression que tout va pour le mieux pour le ski de montagne à la FFME. Est ce vrai ou bien vous voulez le croire ?
Je suis avant tout un sportif et je sais que tout se gagne avec du travail et de l'abnégation. Rien ne se gagne en terme de pouvoir mais uniquement en terme de travail, d'entraînement, etc. A ce titre, tous mes collaborateurs en ski de montagne, qu'ils soient bénévoles et / ou professionnels donnent le meilleurs d'eux même. C'est en se préparant que l'on gagne. Nous sommes des gagnants et nous le resterons.
Les précédents entretiens :
* Avec Pierre YOU, Président de la Fédération Française de la Montagne etd e l'Escalade
* Avec Jean-Claude MARMIER, Président du Comité de l'Himalaya et des expéditions lointaines
Autres liens :
* Le Site Web de la FFME et les pages du ski de montagne
* Amitié et Nature Tarbes
* Derby 3000 Gavarnie - Championnat de France individuel 2006 de ski de montagne
* Top des P'Tits Grimpeurs - Tarbes
* UIAA - ISMC (International Ski Mountaineering Competition)
Crédit photos : Not, Cedric Larcher, Patrick Campays, Bertrand Thénoz, Pierre-Henri Paillasson, Pierre et Louis Dollo